Stendhal dans les dictionnaires du XIXe, XXe et XXIe siècles Mar02

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Stendhal dans les dictionnaires du XIXe, XXe et XXIe siècles

Avez-vous déjà essayé de comparer la définition d’un mot entre plusieurs dictionnaires datant de différentes époques ? Pour certains mots, l’évolution (ou la régression) est signifiante, pour d’autres le temps passe sans altérer leur sens ou leur contenu.

J’ai tenté l’expérience avec la définition de « Beyle » dans les trois dictionnaires suivants :

  1. Le Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle – 1866Pierre Larousse
  2. Le Nouveau Larousse illustré – 1906Claude Augé
  3. Le Robert illustré – 2012Alain Rey

Ayant déjà en ma possession « Le Nouveau Larousse illustré » ainsi que « Le Robert illustré », la comparaison entre ces deux ouvrages fût assez simple et rapide. Le XXe et XXIe siècles étaient bouclés.

Le XIXe siècle, je l’avoue m’a donné du fil à retordre… Il est difficile de trouver un exemplaire du « Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle » sur internet, que se soit sur Chapitre.com, Amazon, etc… Après plusieurs recherches, j’arrive sur le site de la BnF et plus particulièrement sur la bibliothèque numérique, Gallica. S’en suit tout un périple pour récupérer le contenu qui m’intéresse à savoir la définition de « Beyle », l’OCR qui n’en fait qu’à sa tête, etc…

Analyse

Ce qui ressort rapidement est la différence de contenu entre ces trois dictionnaires, « Le Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle » offre une définition de qualité qui reste à ce jour la plus détaillée que j’ai pu lire sur « Henri Beyle » alias « Stendhal » ! L’ouvrage de Pierre Larousse nous apprend, entre autre que Stendhal était en relation avec la société secrète des Carbonari ou alors ce passage d’une réponse à Balzac sur l’éloge que ce dernier lui avait envoyé au sujet de « La Chartreuse de Parme » :

« Cet article répondit-il à Balzac, après l’avoir remercié en  termes tout confus, cet article étonnant, tel que jamais écrivain ne le reçut d’un autre, je l’ai lu, j’ose maintenant vous l’avouer, en éclatant de rire. Toutes les fois que j’arrivais à une louange un peu forte, et j’en rencontrais à chaque pas, je voyais la mine que feraient mes amis en le lisant… »

Il est important tout de même de signaler que « Le Robert illustré » n’est pas voué à la même utilisation que les deux autres ouvrages, qui eux, ont un but purement encyclopédique. Je trouve tout de même dommage que la définition ne soit pas plus étoffée même si elle nous apprend le nécessaire sur l’auteur (métier, dates, quelques oeuvres).

Pour ce qui est du portrait de Beyle, le « Robert illustré » propose une peinture de Johan Olaf Sodermark, le « Nouveau Larousse illustré » lui, propose une gravure (disponible ici) de l’auteur.

Pierre Larousse nous offre aussi quelques citations à se mettre sous la dent, comme par exemple :

« Henri Beyle est un chercheur d’émotions à tout prix. » de M. Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury.

Une chose a attiré mon attention, à savoir l’orthographe de certains mots comme « Shakspear » à la place de « Shakespear » ou bien « Brûlard » au lieu de « Brulard ». A quoi devons-nous ces « drôlitudes » ?

Téléchargements

J’ai pris le temps de retranscrire la définition de chacun des ouvrages cités plus haut, elles sont disponibles au téléchargement (au format PDF).

  1. Le Robert illustré de 2012 (827)
  2. Le Nouveau Larousse illustré de 1906 (1090)
  3. Le Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle de 1866 (1314)