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Stendhal – Aux âmes sensibles – 1800-1842

« Aux âmes sensibles » : ainsi Stendhal désigne-t-il ses correspondants favoris, sa sœur Pauline Beyle d’abord, son « âme sœur » et sa première lectrice, puis les femmes aimées, les camarades, les éditeurs.

Dans ces 220 lettres, choisies parmi 2000 environ, on assiste à la naissance d’un écrivain, au début des années 1800, quand Stendhal était encore Henry Beyle ; à son engagement dans l’armée napoléonienne ; à sa vie de consul en Italie. Jusqu’à sa dernière lettre, écrite la veille de sa mort en 1842, Stendhal raconte et se raconte, avec ironie et légèreté. Son style se forme, par la pratique quotidienne de la confession et de la confidence.

Car la lettre est une forme majeure d’écriture de soi : lieu où il éprouve ses idées, matériau brut que l’on retrouvera, transformé, dans toute son œuvre.